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Par Nicoparn le

On a testé : Diablo 3. Pour de vrai.

Il est de retour, après des années d’attente, le roi du Hack’N Slash revient pour reprendre son trône. Avec succès, oui. Mais avec brio ?

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Chez Blizzard, on fait des jeux aux petits oignons et ce depuis déjà deux décennies. Et si Warcraft et  Starcraft sont des licences archi vendues et archi connues chez les joueurs, Diablo est THE troisième licence de l’éditeur que tout le monde attend.

 

 

 

Diablo 3, toute une histoire.

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Et l’attente fut longue depuis le second épisode sorti il y a 12 ans. Il faut bien reconnaître qu’à l’époque déjà, jouer à Diablo 2 rimait avec addiction, heures qui passent, et fin de toute vie sociale. Créateur du hack and slash à bien des égards, l’aventure Diablo vous propose de partir avec un héros appartenant à une famille particulière, et de se déplacer en temps réel à la manière d’un bon vieux jeu de plateau « dont tu es le héros ». Guerroyer, trouver des trésors, affronter des monstres dantesques, faire évoluer son matériel, essayer toutes les castes et leurs particularités, de quoi s’occuper une bonne cinquantaine d’heures si on ne touche pas au mode de jeu en réseau…

 

Ce numéro 3 attendu comme le messie est il toujours dans la course avec les concurrents comme Titan Quest, Dungeon Siege ou Neverwinter Night sortis entre temps ?

20 ans ont passé depuis la dernière tentative d’invasion démoniaque. Deckard Cain, père Fourasse de la série, spécialisé dans l’identification des objets, et qui avait été sauvé in extremis de la destruction de Tristram dans Diablo 2, ne trouve rien de mieux à faire que d’aller fouiner dans les vieilles ruines décrépites de la cathédrale maudite de Tristram.

Cette entrée par effraction en compagnie de sa nièce Léah, aura pour effet immédiat, l’arrivée éclair d’une armée de morts-vivants, obligeant de vaillants héros à sauver le patelin une nouvelle fois. Notez que l’histoire en solo et assez stéréotypée, sera entrecoupée de scènes en images de synthèse d’une qualité à couper le souffle, laissant pas mal de production hollywoodienne loin derrière. A quand un film ?

 

Diablo 3, un mythe devenu réalité.

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Aspect dessiné, couleurs aquarelles, sépia, pastel, jeux et puits de lumière ici ou là… Le jeu est un bijou graphique ni plus ni moins, travaillé et bénéficiant d’une patte bien à lui et d’une ambiance hors pair. Tout cela compense largement les modélisations et les animations un poil limite. Le jeu néanmoins peu tourner assez facilement sur un PC en mode affichage low, un bon point si vous n’avez pas une machine de guerre.

Barbare, féticheur, chasseur de démons, sorcier, voici les castes qui vous sont proposées. Le choix du sexe masculin ou féminin pourra vous être demandé, mais la customisation s’arrête là. Chacun a bien entendu ses petits avantages, une  recharge rapide du mana chez le Féticheur, des attaques spéciales gratuites chez le moine ou le Barbare…

 

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Le plus gros changement, c’est l’obtention de ses nouveaux pouvoirs automatiquement et de manière dictée  à chaque fois qu’un niveau est gagné. Fini les parties ou l’on spécialisait son personnage à outrance dans tel ou tel domaine à grand coup de points de talents. « La fée accessibilité » est passée par là, vous proposant de choisir l’utilisation d’une rune récoltée plutôt qu’une autre pour faire la différence. Côté boss, ils sont un poil plus faciles qu’autrefois mais restent conçus pour être affrontés à plusieurs. Le mode solo trouve donc ici ses limites.

 

 

L’ambiance sonore est flottante. Enormément basée sur une impression de souffle : Chorus, orgues qui résonnent, battements d’ailes,  hautbois. On plonge complètement dans le lugubre et l’oppressant. Oubliez le miel et la sucrerie, ici c’est la boucherie ! Mention vraiment spéciale au thème de Tristram avec la guitare qui résonne, toujours aussi top ! Les doublages sont corrects et la marque de fabrique Diablo est toujours là : un simple bruitage suffit à savoir quel monstre vous arrive dessus : courrez pauvre fou !

 

Diablo 3, oui mais.

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Baston !!

Les coups de gueule sur cet épisode ? Le premier, c’est le fait de devoir rester connecté à Internet en permanence pour jouer en mode solo… Quand Blizzard va t-il comprendre qu’en vacances on a envie de jouer et que l’on a pas forcément une connexion internet à côté ?

 

Le second, c’est l’arrivée de la maison des enchères, histoire de rendre accessible aux plus riches d’entre-nous les éléments d’équipement, sans jouer à la sueur de son front. Du DLC déguisé en quelque sorte ou vous aurez à mettre la main au porte-monnaie… relançant le débat du bon joueur et du mauvais joueur ?

 

Que cela soit sur la route de la cave sordide ou de la vieille Tristram, Diablo 3 et votre héros parviendront à briller partout ou vous passerez, en réveillant vos petits cÅ“urs de joueurs endormis à l’épisode 2. Le jeu est une réussite, mais à mon sens, est un peu fainéant tout de même côté innovations.

 

L’accessibilité accrue du titre ne sera pas forcément au goût de tous, mais vous passerez bien, sans être un acharné coréen, bien 20 heures au moins sur l’acte 1 à tout dénicher. La re-jouabilité du titre étant toujours de mise avec ses niveaux à construction aléatoire, on ne peut que se plier devant tant de bonnes choses. Le Roi est mort, vive le Roi ne disait-on pas ?

 

Pour les joueurs de 16 ans.

 

 






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