Moi, j’aime bien les bandes-annonces qui me vendent du slasher movie ultra banal et qui cachent finalement un film inventif, plein d’humour et très original !

Surpris, je suis surpris. Et dieu sait (et vous aussi) que je vais SOUVENT au cinéma, que je bouffe un maximum de nanards, de blockbusters et de bande-annonces navrantes. Et pourtant lorsque la lumière s’est rallumé, que mon voisin de droite s’est réveillé et que j’ai quitté à regret l’univers de The Cabin In The Woods pour celui de Pathe Atlantis, j’étais surpris.
Surpris de m’être fait avoir comme une bleusaille, surpris de m’être fait avoir par la bande annonce, surpris de la qualité de ce que j’allais voir comme un nanard dans le seul but de me défouler verbalement.
Surpris. Alors j’ai commencé à analyser pourquoi et je vais vous en faire part.
Malheureusement l’article qui suivra sera pourri de Spoiler à ne plus savoir qu’en faire. A lire à vos risques et périls, j’essaierai de vous prévenir à l’avance
Un slasher sinon rien ?
Détaillons, détaillons ! Alors, il s’agit d’une production Joss Whedon (oui le papa du film Avengers, dont nous vous conseillons la critique ici) et c’est réalisé par le très illustre Drew Godard. Pour tous ceux qui ne le connaitraient pas, il s’agit juste du scénariste de Cloverfield, de Lost, de certains épisodes d’Alias, etc. Oui, j’avoue, il y a pire comme CV.
Un point commun dans ses oeuvres, on est très souvent surpris par le scénario qui s’avère souvent bien différent de ce qu’on nous vend. Et oui, c’est encore le cas ici.
Alors tant qu’on parle de la réalisation, elle est globalement sans talent et sans originalité, c’est du basique, propre et sans surprise, mais on sent bien que l’intérêt était ailleurs. Non pas dans les effets spéciaux, qui font le job sans pour autant vous poutrer l’oeil, mais dans un habile détournement des codes et dans la construction d’une mythologie originale.
Avant de parler originalité, parlons codes.
Passé la première séquence, vous êtes en face d’un slasher movie classique. Pour cela il nous faut cinq protagonistes, pas trop vilain (euphémisme) : deux demoiselles loin d’être vilaine et finalement plutôt sexy (une prude et en peine de coeur (Kristen Connolly), l’autre en mode chaudière (Anna Hutchison)), un beau gosse baraqué et futé (Chris Hemsworth), un beau gosse foncé, baraqué et futé (Jesse Williams), et un petit rigolo sous herbe qui fait rire (Fran Kranz). Une équipe du tonnerre qui s’en va pour un week-end qui va changer leur vie/ le monde. Oui, moi aussi j’ai crié au plagiat des classiques et puis j’ai persévéré.
Et ça a été dur puisque nous avons eu le droit à tous les clichés, le pompiste, un redneck chiquant et crachant et qui a bien l’écouter n’augure rien de bon pour le week-end, une cabane paumée dans la forêt, une scène de fête, une scène de baignade, et puis il est temps de commencer à se faire peur.
Dans un slash movie classique, un tordu aurait décimé nos héros l’un après l’autre en commencant par le black, puis la nana qui a couché, puis le petit marrant, puis le héros bo-gosse et enfin la jeune vierge effarouché qui finalement aurait peut être pu survivre le temps de faire une suite.
Bah pas là , dans The Cabin in The Wood, le black ne meurt pas en premier, la blonde ne couche pas, le héros n’est pas un héros. Et tous les codes connus sont balayés.
Bon, tu viens, on spoile ?
Bon, si vous êtes encore là c’est que vous êtes consentant et que vous savez que je vais vous spoiler jusqu’à plus soif ce film. Déjà c’est une erreur et vous devriez aller le voir, ensuite, c’est vous qui voyez !
Parce que nous ne sommes pas en face d’un slasher bêtifiant pour adolescents mal déniaisés, ici on est entre gens biens, entre personnes qui ont de l’humour (noir), qui s’amusent (beaucoup) du malheur de gens et qui comprennent vite que l’on ne nous montre l’histoire que par le petit bout de la lorgnette.
Parce que dès le début, on sait que ce n’est pas normal, que tout cela est préparé, que les jeunes ne sont pas là par hasard, qu’il y a un plan derrière. Et ce plan (que je ne vais pas dévoiler) est mené par une espèce de société complètement détachée de ce qui se passe sur leurs écrans. Ils surveillent les faits et gestes de nos protagonistes, jouent avec eux, trichent, et les orientent vers de sombre desseins.
On ne sait pas grand chose d’eux, ils sont derrières leurs écrans, parient sur les personnages et sont adeptes d’un humour grinçant, ne semblent rien ressentir lorsque la mort vient à découper frapper l’un de nos héros…
J’aimerai tellement penser qu’il s’agit d’une critique à peine déguisée de la téléréalité que je le tente.
Ces hommes de l’ombre ont une tâche à accomplir, tâche qui semble bien plus importante que la vie de nos victimes potentielles, et leur humanité semble secondaire.
Et puis comme un bon film ne suit pas les fils blancs que nos cerveaux imaginent, vous aurez le droit à une fin juste inattendue, violente, sanglante, délirante, humoristique et avec en bonus la présence de Sigourney Weaver en guest-star de luxe !
Et si vous n’êtes pas encore convaincu, vous aurez le droit à ULTRA SPOIL tout un défilé de créature terrifiantes allant du zombie de base, au loup-garou, en passant par le fantôme, une demoiselle tout droit sortie de The Ring, etc. Avec en plus de tout cela, un humour franchement fin qui ne manquera pas de vous faire sourire
Verdict ?
The Cabin In The Wood (parce que le nom français craint quand même) est une putain de bonne surprise si vous me passer la vulgarité inhérente au film pour teenagers (pour ça il y a la critique d’American Pie 4 aussi). Je voulais de tout mon coeur pouvoir dire des méchancetés sur un énième slasher sans qualités, me moquer du jeu approximatif des acteurs, de la réalisation datée et de la pénibilité du montage…
Malheureusement je n’en ferais rien, je vais ronger mon frein en vous invitant à aller le voir – en attendant la prochaine daube pour la démonter – parce que ça faisait longtemps que je n’étais pas allé au cinéma pour voir un film et ressorti en en ayant vu un autre.
Pour cela bravo ! Pour les détails un peu moins qualitatif, on va dire que c’est un coup d’essai, mais sérieusement, j’attends avec beaucoup d’impatience le prochain film du monsieur.


















Héhé moi aussi j’ai kiffé ce film ! En même temps quand on parle de Josh Whedon on est en droit de s’attendre à du bon !
En tout cas pas du tout déçu et un plaisir de voir le beau chris a l’ecran ahah !
Ta critique est sympa ! au plaisir de se croiser au Pathé Atlantis héhé
Suis j le seul qui na pas compris sque le passage des Japs signifier ?
Ca y est je viens de le voir et du coup j’ai pu enfin lire ta critique à laquelle j’adhère totalement !!! C’était une très bonne surprise, totalement WTF quand ça part en live, un peu comme « Une nuit en enfer » si on ne connait pas. Au finale je me demande si j’ai été + surprise en voyant la licorne ou en voyant Sigourney Weaver mais toujours est-il qu’au final on est content de ne pas avoir vu un slasher classic !!!
J’ai réussi ! Tu es d’accord avec moi sur au moins un film \o/
Vivement Piranha 3DD !
Aux vues des critiques je vais peut être le voir finalement.
OhMahGad la licorne sérieux ce film vaut le prix du ticket pour la licorne