Ce film me faisait envie, la bande annonce me faisait envie, Charlize Theron me fait envie et pourtant je suis sorti de la salle déçu, déçu, déçu. Explications :
Avant de parler du film à proprement dit, et parce qu’il faut bien vous expliquer le contexte du pourquoi du comment je suis aller voir ce nanard. Je vais vous parler de son réalisateur : Rupert Sanders. Si vous n’êtes pas un fan de publicités, ni un fan de Halo et encore moins un fan des pubs Axe, il y a de fortes chances que vous ne le connaissiez pas.
Pourtant si vous rentrez dans au moins une case vous connaissez la qualité des ses publicités. Je ne résiste pas à l’envie coupable de vous remettre la pub Halo : ODST « The life » et celle de Axe : Angels.
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Vous êtes maintenant à niveau et vous devez à un moment ou à un autre vous dire : mazette, ça c’est de la réalisation ou mazette, ça c’est de la gonzesse. C’est ce que je me suis dit et c’est avec un enthousiasme important que j’ai appris que le Monsieur allait se fendre d’une adaptation de Blanche-Neige. Enthousiasme soutenu et amplifié par la bande-annonce que voilà .
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Après les pubs ? Le film ?
Voilà , voilà , je sors de la séance et je ressens ce sentiment étrange de m’être pris une violente douche froide. Non pas que tout soit raté, loin s’en faut, mais qu’on a quand même un beau ratage global qui ne saurait être sauvé par les quelques belles choses esquissées.
Pour faire simple, je me sens arnaqué. Je vous explique…
Détaillons un peu les forces en présence si vous le voulez bien. Alors : nous avons à ma droite un réalisateur talentueux dont le travail sur les courts métrages et les publicités ne peux être remis en cause, un casting haut en couleur avec Kristen « Bella » Stewart, Chris « Thor » Hemsworth et Charlize « Dior » Theron. Et surtout un budget copieux de 170 millions de dollars.

Moi, en découvrant le scénario.
A ma gauche, nous avons un scénario connu et reconnu, régulièrement adapté au cinéma (2 fois en 2012, c’est dire), passé à la moulinette action par un scénariste de renom… attendez… je me relis. Oui ? bah en fait non. Le scénario est connu mais les frères Grimm se retourneraient dans leur tombe aux vues de l’adaptation de leur adaptation…
Écrire une version Action/Blockbuster d’un conte aussi icônique que Blanche Neige n’était pas chose aisée, et ce fut un vrai fail.
Mon âme d’enfant se sent violée (NDLR : Emile Louis faisait aussi le ramassage de ton école ?) par cette Blanche Neige enarmurée (oui, j’invente des mots), capable de monter à cheval, de se battre à l’épée et de prendre une citadelle… Pourquoi ? Pourquoi avoir fait ça ? J’avoue que l’idée était bonne, mais non, au final, ça ne prend pas… Et le pendant de l’histoire dans lequel notre chasseur « beau gosse » est inclus ne sauve rien…
Et je ne parlerais pas du prince Charmant. Avec sa tête de second rôle, il a surtout une tête à ne pas survivre au second épisode (si trilogie il y a).
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C’est mal écrit, mais c’est beau ?
À cette question je répondrais par un « oui mais », qui n’est pas loin de ressembler à un « non mais ». Une nouvelle fois, je dois justifier ma paye et développer.
Blanche Neige et le Chasseur est un film paradoxal et c’est probablement lié à notre réalisateur. Pour la petite histoire et pour se voir confier la réalisation du film, il a réalisé une bande démo (ça se fait de plus en plus) avec quelques scènes à même d’allécher les producteurs. Et il a du leur envoyer du lourd pour qu’ils lui signent un gros chèque.
Cependant l’envie qu’ils ont vue dans ces quelques minutes probablement ébouriffantes s’est comme perdue, diluée dans les à peu près deux heures du film.
Alors on alterne des scènes absolument magnifiques, comme la bataille contre les soldats noirs, le passage avec les fées ou TOUTES celles avec Charlize « si elle dit oui, je dis pas non » Theron. Mais aussi des scènes catastrophiques toutes justes bonnes à occuper le temps entre deux moments mémorables… du remplissage donc.
Mention toute spéciale à la scène de bataille finale où une cavalerie attaque le château-fort. Je n’en peux plus des chevaux qui courent au ralenti (et tombent au ralenti), ni même des caméras qui suivent les volées de flèches ou des boules de feu.
Essayer d’innover plutôt que de copier Peter « Tin Tin Tintintin » Jackson. Merci.
Je reviens quand même sur LE truc qui fait que le film mérite d’être vu. Toutes les scènes avec Charlize « Tu veux un câlin ? » Theron sont magnifiques, ses costumes sont dingues et superbement ciselés, les effets spéciaux de ses pouvoirs sont à tomber, et la réalisation est magnifique.
Rupert nous/se fait plaisir pendant ces moments et ça se voit… on regrette de voir son génie se cantonner à ces moments merveilleux…
Enfin, je vais me faire des potes mais il faut le dire, ce film sent le pillage à plein nez quand même, de Miyazaki, à Peter Jackson en passant par beaucoup d’autres… En même temps il fallait bien remplir…
Bon bah alors j’y vais pas ?
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Non, tu n’y vas pas. Tu gardes ton argent pour un film dans lequel Kristen serait expressive, où Chris n’aurait pas la voix de Sam Worthington (oui, la VF est encore bien ratée), où Charlize « elle est jolie mais elle joue comme du plâtre » Theron se la raconterait moins, où le réalisateur aurait plus d’une demie heure de plans en tête, où le scénariste n’aurait pas fait un n’importe nawak absolu avec un conte mythique et surtout, tu gardes ton argent pour un film avec moins d’inégalités…
Oui, un autre film, donc.
Ps : Aucun nain dans le film n’est un vrai nain, avec le recul, c’est surement ce qui m’a le plus bluffé, c’est dire !
















