Une série produite par J.J. Abrams, avec Hurley de Lost, une détective sexy et des mecs qui débarquent du passé ne peut pas être foncièrement mauvaise.

C’est tout du moins ce que je me suis dit en lisant le pitch de la série et en découvrant la première bande annonce. Car tout cela sonnait joliment à mon oreille, avec de doux échos de Lost, une pointe de Fringe et surtout un gros potentiel.
Je me disais qu’il allait falloir que je goute à cette série, et l’on peut dire que j’y ai gouté puisque après avoir regardé le premier épisode, je me suis senti obligé de regarder les 4 suivants. Me privant ainsi d’un après midi où j’aurais pu faire quelque chose d’utile. Dur.
On va commencer comme à l’habitude par le trailer : Alcatraz.
De quoi ça parle ?
Le pitch d’Alcatraz est assez simple :
En 1963, la prison d’Alcatraz a été fermée, en raison de coûts de fonctionnement et de sa vétusté. Les criminels les plus dangereux de l’époque ont été transférés et le bâtiment abandonné. Parfait.
Sauf que tout cela est faux. En réalité (tout du moins dans la série), tous ces criminels et les gardes qui les surveillaient se sont évaporés, disparus, hop comme par magie.
En 2011, une détective plutôt mignonne découvre qu’ils sont en train de revenir d’on ne sait où, plus violents et perchés que jamais et surtout en ayant pas pris une ride…
Pourquoi reviennent ils ? D’où viennent ils ?Et surtout qui les manipulent ?
C’est à toutes ces questions que va tenter de répondre Rebecca Madsen, accompagnée de son acolyte Diego Soto, en travaillant pour le mystérieux Emerson Hauser qui en sait beaucoup plus qu’il ne veut bien en dire…
C’est donc dans une ambiance à mis chemin entre Lost, Fringe, les 4400 et une série policière au choix que nous nous trouvons, et je dois bien le dire : Ça le fait bien
Qui est là ?
Parlons un instant du casting, vous l’avez lu, on est dans une série J.J. Abrams on va donc forcément retrouver un casting de qualité et pour le coup avec un gros morceau de la série Lost dedans. Car oui, vous n’aurez pas manqué de le reconnaitre, Hurley (alias Jorge Garcia) est de la partie. Il incarne dans Alcatraz le docteur Diego Soto, spécialise de la prison et dessinateur de comics à ses heures perdues. Un rôle taillé sur mesure pour cet acteur qu’on retrouve avec joie. Parfaitement à l’aise dans son personnage, il porte le poids de la série sur ses -larges- épaules.
La touche féminine revient à Sarah Jones, qui incarne Rebecca, la jolie détective qui va découvrir peu à peu qu’on lui cache bien des choses. J’avoue, je découvre cette actrice alors qu’elle a déjà évolué dans Sons of Anarchy, je plaide coupable. Je n’en suis pas moins sous le charme. Un personnage en devenir, encore un peu jeune et qui devrait gagner en maturité, à suivre.
Autre gros plaisir de cette série, le retour de Sam Neil. Oui, le héros de Jurassic Park, de l’Antre de la Folie, des Tudors et j’en passe et des biens dures. Cet énorme acteur joue le rôle d’Emerson Hauser, celui qui a découvert la disparition des prisonniers et celui qui est en charge de leur réintégration. 40 ans au service d’un groupe spécial du FBI. Il en sait beaucoup et l’on ne sait pas vraiment s’il est bon ou mauvais, un personnage à mis chemin entre l’homme à la cigarette et Gorge Profonde de X-files. Comme d’habitude, le jeu est propre, le personnage incarné, on veut en savoir plus !
Et enfin petit clin d’Å“il à tous les fans d’Urgence, Neela (la jolie indienne des dernières saisons) est de la partie, incarnant un membre de l’unité Alcatraz qui épaule Emerson. Son passé est complexe, comme vous pourrez le découvrir ! Et elle est toujours mimi, aussi.
Et donc ?
Et alors, c’est chouette ? Et bien comment vous dire… Oui, c’est très chouette, chaque épisode amène le retour d’un prisonnier avec l’enquête qui va bien pour le retrouver. Si l’on pouvait croire que cela rendrait le tout linéaire il n’en est rien. Car en plus de la poursuite du prisonnier, on découvre à chaque fois son histoire, son passé, via des flashback Lost-esque.
Qui plus est à chaque épisode ses révélations sur le pourquoi du comment. Une pierre après l’autre des informations sont savamment distillées. Les personnages se complexifient, les histoires s’entremêlent comme souvent chez Mr Abrams.
L’ambiance est top, tant en 2011 que dans les années 1960, et l’on sent clairement la série à gros budget. Tout ce qu’on nous montre ne sert qu’à nous donner envie de découvrir ce que l’on ne nous montre pas. Il y a énormément de chose à découvrir derrière chacun des personnages, particulièrement dans le passé où les directeurs, médecins et gardes d’Alcatraz semblent avoir beaucoup à cacher…
Bien sur, tout n’est pas parfait, cela manque encore un peu de rythme et il manque à mon goût les cliffhanger de fin qui faisaient le sel de Lost, mais cela va venir… au bout de 5 épisodes la série monte en puissance et j’attends avec impatience la suite.
Si vous avez encore un créneau malgré toutes les bonnes séries à voir, je ne peux que vous inviter à découvrir le premier épisode d’Alcatraz, qui sera alors une porte ouverte sur ce nouvel univers carrément prometteur.
En bonus parce qu’elle est jolie












