L’Epée de Vérité, entre nostalgie et dégoût. Entre attentes et déceptions. Histoire d’une saga gâchée.
Bijour !
Derrière cette introduction cavalière (n’est-il pas ?), je vais aujourd’hui vous parler de ma toute première saga de fantasy « adulte ». Je sais, j’ai dit que mon premier bouquin avait été le Trône de Fer, je ne vous ai pas menti, mais ma première saga a été l’Epée de Vérité de Terry Goodkind. Pour être honnête, je ne sais pas quoi en penser. C’est problématique, parce que cet article est censé en parler, apporter un point de vue objectif et tout ce genre de conneries d’informations. Lorsque je l’ai lu, j’ai été emballé. Maintenant, avec plus de recul et d’expérience, beaucoup moins.
Bref. (Comme dirait l’autre !)
Volonté de fer
Tout d’abord parlons de l’auteur. Terry Goodkind est un auteur proche de ses lecteurs. En effet, il tient un blog et discute volontiers de sa série, des orientations et choix, et n’a pas caché s’être inspiré de suggestions pour faire évoluer ses personnages. Né en 1948, le bougre est né dyslexique. Rien de bien spécial, sauf pour un auteur à succès, non ? C’est sous l’insistance de ses professeurs qu’il s’est forcé à lire. Au final, il y’a pris goût et a eu l’envie de se lancer et coucher sur ses papiers ses mondes imaginaires. En ce sens, on ne peut que l’admirer. Son premier roman a aussi été son plus grand succès, écrit en 1993. J’avais 3 ans lorsque La Première Leçon du Sorcier a vu le jour. Coïncidence ? Je ne pense pas. Depuis sa publication en 1994, l’auteur suit un bon rythme de parution, à raison de un par an environ.
Nous sommes actuellement rendus au tome 12, paru en 2011, intitulé « La Machine à Présages », paru aux éditions Bragelonne.
Synopsis
Il n’est pas toujours aisé de faire un résumé quand on a deux points de vue totalement discordants sur une même œuvre, mais je vais essayer d’être le plus objectif possible. Je viens de tilter, mais ça ressemble pas mal à de la schizophrénie ça… dans la Première Leçon du Sorcier, on fait la connaissance de Richard, un guide forestier paumé au sein de la contrée de Terre d’Ouest. Son père adoptif mystérieusement assassiné, Richard recherche des indices dans sa chère forêt lorsqu’il rencontre une inconnue poursuivie, Kahlan.
Je vous passe le coup de foudre de la part du péquenaud, de toute manière on s’y attendait. Je vous ai dit qu’il avait un sens aigu de la justice aussi ? Non ? Bah c’est fait.
Arrête-toi là  !
Ce qu’il faut savoir de ce tome 1, c’est qu’à la base il n’était pas censé être décliné en une saga, mais bien en une histoire unique, ce qui explique le bond entre les tomes 1 et 2. A mon sens TG aurait dû se limiter à un seul livre, car il reprend selon moi tous les codes de la fantasy. Dès le tome 2, ça se gâte et ça part en c… vrille ! Voilà qui explique ma schizophrénie sur cette saga. Jeune (15-16 ans), je vivais ma toute première saga de fantasy, qui comptait à l’époque 6 tomes, plus un nouveau par an et j’étais insatiable. A l’occasion d’un voyage aux US, j’avais même acquis les tomes 7-8-9, commençant ainsi à lire en anglais car je ne voulais pas attendre la traduction. Dans chacun des tomes, une nouvelle Leçon du Sorcier est évoquée, et elles sont parfois pertinentes, parfois totalement inutiles… Et attendez, vous voulez savoir le meilleur ?
Etron en vue mon capitaine !
Attention, c’est du lourd. Je vous ai parlé de l’adaptation magistrale de Game of Thrones en une série TV de qualité ? De la concordance entre les livres et le film d’Hunger Games ? Bah ici, c’est tout l’inverse ! Mais quand je dis tout l’inverse… Je ferai un article dédié à cet étron, la difficulté étant de ne pas faire de spoil sur toutes les incohérences que l’on peut relever.
Mais en gros, là où GoT a essayé de réussi à reproduire parfaitement l’histoire, les producteurs de la série ont préféré ancrer des scènes qui n’avaient jamais eu lieu dans le bouquin autour de la trame principale, tout en changeant les rôles des principaux et les relations entre les personnages… Pour faire court, vous pouviez voir les épisodes 3, 5, 7 et 9 dans le désordre sans être perdus. Je vous mets au défi de faire la même avec Game of Thrones sans avoir de migraine.
Ouais, j’investis pas quoi !
Rétrospectivement, je ne regrette pas, mais même si j’apprécie toujours autant lire le tome 1, les autres me tombent des mains tellement ça devient n’importe nawak et niais à souhait.
Je conseille tout de même cette saga si vous débutez dans la fantasy et si vous n’avez pas l’habitude de ce genre, car il s’agit d’une très bonne introduction à cet univers. En fonction des tomes, vous serez agréablement surpris ou très déçus, mais quoiqu’il en soit, le fil conducteur sera toujours présent, ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres séries.
Si vraiment vous ne souhaitez pas entamer cette saga (12 tomes à 25€ pièce tout de même), rien que le tome 1 qui peut se lire indépendamment sera un très bon compromis contre une douzaine d’euros. Autant je ne conseille pas la saga entière (je me suis arrêté au tome 9), autant le tome 1 reste excellent. D’ailleurs, écrire cet article m’a donné envie de le relire !
Geekement vôtre,
Lylat.

















Article sympas, étant donné que je me pensais quasiment seule à lire cette série. Je suis tout à fait d’accord, en ce qui concerne la série TV, elle dénature carrément les personnages et enlève le charme de la version papier. En plus de ça si le livre par en vrille de façon plus ou moins subtile, la série est bien pire.
Là où je suis moins d’accord, c’est en ce qui concerne le tome 1, qui est très bien certes. Mais les suivants sont bien aussi. Bon c’est vrai qu’à la longue, autour du T7 , c’est un peu toujours la même chose.
Personnellement la philosophie de Richard me fait bien rire, et je prend plaisir à jouer le jeu. Mais je comprend que pour certains ce soit lourd, je me suis même surprise à passer quelques lignes quand même.
J’ai lu le tome 12 (très spécial). Un de ceux que j’aime le moins. Mais une série qui vaut le détour.
Merci pour ton commentaire ! Pour ce qui est de la différence des séries, au moins pour GOT, il y’a un respect de l’œuvre originale.
Quant au côté idéologique, il est vrai que je ne l’ai pas évoqué même s’il est omniprésent passé la moitié de la série.
Bravo pour l’article ! Personnellement je trouve que la série TV GOT est au moins aussi nulle que celle de l’épée de vérité. Enfin pas autant parce que au moins j’ai beaucoup ri devant le mauvais jeux des acteurs de GOT (mais c’est un avis personnel).
Pour ce qui est des livres j’ai continué jusqu’au 11 pour l’instant. J’aime assez jusqu’au 7 mais je trouve que c’est surtout le personnage de Richard et sa philosophie expliquée sur des 100aines de pages qui plombent la série à partir de ce moment.
Bref, sans ce côté quasiment idéologique très trés lourd par moments cette série serait une des meilleures pour moi.