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Par Calusarys le

On a commencé : American Horror Story.

La série avec laquelle on va aimer se faire peur.

 

Note : Je m’excuse par avance, mais j’ai essayé, j’ai  essayé de faire cet article sans aucun spoiler mais c’est juste impossible. Alors je vais quand même tenter d’en dire le moins possible, mais il me sera difficile de vous parler de AHS sans parler des personnages et donc de spoiler un peu.

 

American Horror Story, c’est la nouvelle GROSSE série de la chaine câblée FX à qui l’on doit notamment et dans un genre complètement différent les séries Son of Anarchy et How I Met Your Mother (NDRL : Raaaaaaaaah trop bien). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle s’était fait attendre, déjà parce que ses papa Ryan Murphy et Brad Falchuck ne sont pas n’importe qui, puisqu’on leur doit notamment Nip/Tuck, ou Glee (NDLR : je ne dois rien aux personnes qui ont inventé Glee) et que le teasing autour de cette nouvelle venue dans l’univers des séries était savamment orchestré, à base de bandes-annonces complètement énigmatiques, d’extraits plus qu’appétissants, de teasers caméra cachée-style et de visuels un rien étranges… Allez ! On se fait une bande-annonce.

 

 

 

Attendez dans le noir.

Si après une telle bande-annonce vous ne voulez pas en savoir plus, c’est que vous n’aimez ni les films d’horreur, ni les histoires étranges, ni les soubrettes. Et ça, je ne peux pas le concevoir (NDLR : surtout pour les soubrettes).

Que dire de cette bande-annonce ? Ambiance glauque, fantômes, personnages étranges, acteurs connus, musique un rien oppressante…  C’est bien gentil tout ça, mais on en veut plus ! Ce trailer étant arrivé fin août notre attente a donc été longue… Bien sûr on a encore eu droit à des mini teasers énigmatiques intitulés le cercueil, le couple, le ventre, escalier, feu… mais cela restait tout de même vraiment cryptique, et tout juste bon à nous titiller. Et puis il y a eu ce teaser qui nous vendait la série comme étant un renouveau qui allait redéfinir le genre du thriller, le rendant « addictive », « terrifying » et « sexy », et alors on a vraiment commencé à ronger notre frein.

Le générique a fini de nous convaincre, il fallait que l’on voit cette série.

 

 

 

 

 

Et puis le jour tant attendu est arrivé, et nous avons plongé dans l’antre de la folie, là où tout est possible, déviant, bizarre, dérangeant, mortel et sombre, oui, nous avons pénétré dans la maison de l’horreur, version American Horror Story. Et comme on aimerait bien être entourés et un peu moins seuls, je vous propose les 5 premières minutes, histoire de vous ouvrir la porte et vous mettre dans l’ambiance. Retournons en 1978…

 

 

 

 

Voyez la lumière au bout du couloir, entrouvrez  la porte.

maison american horror story flippante lieu unique

Acceuillante cette maison ? euh...

Le décor est campé, une maison étrange et lugubre, une petite trisomique énigmatique et pas franchement avenante. Des cadrages maîtrisés, une musique bien présente et vraiment décalée, un sous-sol plutôt flippant et puis la mort (tout à fait prévisible et méritée) des deux rouquins (NDLR : tu ne dis pas ça parce qu’ils sont roux, hein ?). Ah oui ! Ça, plus les espèces de montres bizarres à peine entraperçues juste avant la fin.

 

Tout de suite je me suis dit, si la série est à l’image de cet extrait, on tient vraiment là un futur classique.  Alors j’ai laissé passer le générique, regardé la suite, et j’ai compris, au moins le temps du premier épisode, que je ne m’étais pas trompé.

 

La vision du premier épisode est éprouvante, pas vraiment effrayante au sens propre, mais dérangeante, les scènes se succèdent à un rythme effréné et si la narration est maîtrisée, on ne peut jamais reprendre notre souffle. Les ellipses sont récurrentes, et les réalisateurs ne filment jamais le superflu, c’est l’histoire qui compte et pas les à-côtés. Dans le même esprit, on est presque dans une pièce de théâtre avec un lieu quasi unique, des personnages qui rentrent et sortent sans qu’on s’y attende vraiment et de scénettes  qui s’enchainent entre deux fondus au noir.

 

ambiance série american horror story personnages

Ambiance, ambiance.

Les réalisateurs connaissent leurs classiques et ne manquent pas de s’en inspirer, l’ambiance va piocher tout à la fois chez Rosemary’s Baby, pour l’histoire de maternité très particulière, chez The Shining pour le quasi-huis clos dans un endroit hanté et marqué par une très forte histoire/personnalité et surtout les personnages qui partent en vrilles. Mais aussi tous les films d’horreur qui nous offrent une maison hantée comme lieu de prédilection. Et si l’on pouvait craindre un camaïeu du meilleur du genre, vite rapiécé pour en faire une série, il n’en est rien pour le moment. Tout s’agence, tout s’emboite pour créer finalement une unité bien propre à la série. À surveiller cependant, pour éviter de partir dans tous les sens au niveau du scénario, non je ne citerai ni Heroes, ni Lost comme des séries où cela serait parti en vrilles.

 

 

Cet épisode est dans la droite lignée de ses glorieux aïeux, avec son atmosphère étrange et passablement étouffante, ses personnages haut-perchés, ce lieu quasi-unique et franchement lugubre (c’est un peu la maison de l’horreur quand même, hein !)  dans lequel se déroule l’intrigue, et cette intrigue justement, qui s’installe peu à peu, qui tisse des liens sans pour le moment trop en dire. Alors oui je vais en dire plus, mais souhaitez-vous vraiment entrer dans cet univers, dont on n’est pas sûr de ressortir indemne.

 

Regardez les créatures étranges qui habitent ici.

Si American Horror Story a une ambiance indéniable, il a aussi un casting qui se fait bien plaisir au travers d’une farandole de personnages tous plus cinglés les uns que les autres, dont on arrive à se demander qui ils sont, ce qu’ils font là, et ce qu’il va advenir d’eux dans cette histoire de fous.

 

 

personnages american horror story décalés étrange flippant

Bien sûr que cela va bien se passer. Euh, c'est un corps sous le tapis ?

D’abord les moins perchés, mais pas de beaucoup finalement, la famille Harmon, les nouveaux propriétaires de la maison dans laquelle ont eu lieu les faits que vous avez vus dans les 5 premières minutes. Car oui nous sommes dorénavant à l’époque actuelle et on ne sait pas (encore ?) ce qui s’est passé pendant les 30 ans qui ont suivi.

american horror story famille idéale ou pas

Sous ces airs de famille idéale, se cachent de lourds secrets.

La famille débarque dans leur nouvelle maison suite à un déménagement lié aux GROS problèmes de couples entre Vivien et Ben. Si Vivien semble pour le moins normale (si tant est que l’on ait de la normalité dans cette série), elle reste sur une fausse couche qui l’a un brin traumatisée et a surtout été témoin de l’infidélité de son mari, ce qui a mené au déménagement et l’a laissée passablement frigide. Elle est le personnage principal de cette série ( à moins que cela ne soit la maison tant elle est mise en valeur ) et son interprète Connie Briton (Sin City et Friday Night Lights notamment) est vraiment au top de ses sa forme, tout à la fois fragile et blessée, elle démontre cependant une force de caractère qui se développera à n’en point douter par la suite, car je crois qu’elle va en avoir besoin !

 

 

Concernant son mari, Ben, psychologue de son état et interprété par Dylan McDermott, c’est déjà moins folichon. Mari adultère, il est clairement une espèce de sex addict complètement accro qui a des vues sur tout ce qui bouge, la bonne notamment. Oui déjà, ça fait rêver, mais si en plus on ajoute le fait qu’il est somnambule depuis son arrivée dans la maison et qu’il voit des trucs un peu bizarres, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils ne constituent pas forcément le couple idéal…

 

Si on se met à parler de leur fille, alors là on entre en plein cauchemar. Suicidaire, névrosée, violente, morbide, elle cultive un look peu ordinaire et parait complètement associable. Sauf avec une personne, Tate, patient de son papa, psychopathe en devenir dont le rêve récurrent est de massacrer sa classe dans le plus pur Columbine-style. Et qui fait des trucs bizarres une fois la lumière éteinte (NDLR : ce n’est pas ce que l’on pense ?), et ce n’est pas ce que vous pensez, dans une des scènes les plus dérangeantes et violente pour le moment.

 

american horror story affiche poster latex bébé

Un peu spoilante cette affiche non ?

Bon, je crois que nous avons fait le tour de ceux qui sont sains d’esprit.

 

Parce que pour les autres c’est encore pire. La jeune trisomique a bien grandi mais traîne toujours aux abords et dans la maison, dans laquelle elle surgit toujours à l’improviste, de plus elle est toujours aussi flippante avec ses phrases énigmatiques et ses menaces récurrentes. On ne sait pas encore si c’est un ange ou un démon, elle cultive néanmoins une relation étrange et fusionnelle avec la Maison.

 

La mère de la « mongoloïde »  comme elle le crache si gentiment dans la série, est une frapadingue de haut rang, cleptomane, possessive, maladivement curieuse, égoïste et carrément envahissante, elle en sait beaucoup sur la maison et sur ce qui s’y trame. Interprétée par une Jessica Lange (Broken Flowers, Big Fish) complètement animée par le  personnage qu’elle incarne, Constance est pour le moment LE personnage énigmatique de ce premier épisode, à égalité avec Moira O’Hara, la bonne.

 

Car de ce personnage, on sait juste qu’il n’est probablement pas qu’humain ou plus humain, voire rien de tout ça… Comment le sait-on ? Oh, trois fois rien, elle n’a pas la même apparence selon qui la regarde, déjà, Vivien la voit vieille est borgne, son mari jeune et plus qu’attirante. Complètement délurée, sexy en diable aux yeux de Ben, elle redevient une vieille femme de chambre plutôt flippante dans les regards de Vivien et sa fille… Si à cela vous rajoutez une réplique de Constance, qui lui demande si elle aura ENCORE à la tuer, ça pose forcément quelques questions. Elle est interprétée par  Frances Conroydans, Ruth dans Six Feets Under et par son alias un rien plus jeune, la très jolie Alexandra Breckenridge.

Reste l’homme défiguré, ancien locataire de la maison, qui y a tué laissé femme et enfants, dans un incendie qu’il a commis parce qu’il entendait des voix. Ambiance ambiance

 

 

american horror story bonne aspect fantome

Moira, la soubrette : Un personnage, deux apparences, oui, c'est le bordel dans cette maison.

Oui, en voyant ces personnages ont se dit que la galerie des horreurs n’est pas loin. Et vous avez raison, car en plus de cela, vous pouvez rajouter des espèces de monstres dans la cave et un énigmatique personnage tout de latex vêtu, espèce d’incarnation d’une entité encore inconnue mais clairement au cÅ“ur de l’intrigue.

Et passer la porte qui vous mènera en enfer.

Que dire pour conclure sur cette série ? Déjà qu’elle ne vous laissera pas de marbre, vous adorerez, vous détesterez, vous serez mal à l’aise ou vous serez envouté, mais vous ne pourrez pas dire qu’elle ressemble à une autre.

 

Ensuite, que la totalité des scènes et scènettes  sont toutes réussies pour le moment, que cela soit les scènes d’horreur, celles un poil flippantes, celles carrément sexy, voire complètement dérangeantes. De plus, on ne sait jamais à quoi s’attendre ni sur quel pied danser, les réalisateurs s’amusent avec nous, nous subissons et ne demandons qu’à en subir toujours plus.

La réalisation est sur ce premier épisode une vraie réussite, si ce n’est pas toujours très subtile, l’ambiance créée est là, presque palpable et on espère vraiment que les co-réalisateurs continueront ainsi. Mention spéciale à la musique qui colle vraiment bien à l’univers mis en place.

 

Il me tarde de voir comment vont évoluer tout ces personnages, si les prémices que l’on peut subodorer dans ce premier épisode seront bien développées et bien utilisées, si les monstres que l’on soupçonne seront bien ceux que l’on verra, et surtout s’il nous sera donné de comprendre pourquoi tout se passe comme cela et quelle est la véritable histoire de cette maison.

 

Vivement  les prochains mercredi soirs !

Un petit conseil pour déguster au mieux cette série, pensez à éteindre les lumières.

Mais gardez cependant un Å“il sur ce qui se passe dans le noir, on ne sait jamais…






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Commentaires

1 Commentaire

  1. Ronover
    membre actif linkirl

    « vous ne pourrez pas dire qu’elle ressemble à une autre. » Je confirme totalement. Le premier épisode me laisse perplexe. Le fil conducteur qui, pour moi est : « Vont-ils tous mourir ? » n’engendre pas de l’enthousiasme de poursuivre la série.
    Il y a plusieurs façons de le voir, soit dans le noir, à fond dedans. Ou au second degrés en remarquant tout les aspect pathétique de la chose.

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