The Shins, ou plutôt ce qu’il reste du groupe nous offre (enfin) leur nouvel album Port of Morrow. Alors, James Mercer va-t-il réussir à nous faire planer avec lui ?

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Il faut être honnête, à la première écoute de Port of Morrow on ne se sent pas comme un hippie des années 60 qui serait totalement « déconnecté » de la réalité après avoir été à Woodstock (1969). On retrouve le style de James Mercer, comme on l’a toujours retrouvé dans les autres albums. Mais justement, c’est là qu’une sorte de blocage apparait. On ne ressent pas grande chose de nouveau. A la première écoute, on ne se dit pas « wow cette chanson est vraiment géniale ». Au mieux j’aurais employé le terme « chouette ». Bien mais sans plus. Comme une glace sans chantilly. Un magicien qui ne sortirait pas de lapin de son chapeau. Comme si la magie avait disparue.
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Mais à la seconde écoute, ça va mieux. Beaucoup mieux même. Concrètement Port of Morrow n’est pas un album « coup de foudre » comme Oh, Inverted World ou Chutes of Narrow pouvaient l’être. Il ne vous saisira pas à la première écoute. Il manque cette petite étincelle. Et puis on réécoute et là la mèche s’enflamme et c’est parti pour 40 minutes vraiment agréable. Bien sur, l’album est tout sauf une révolution, mais on retrouve finalement ce qui nous plait tant dans The Shins : de jolies mélodies, un timbre de voix toujours aussi percutant et une pop acidulée et printanière. L’essentiel est là même s’il faut un peu de temps pour le remarquer.Â
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Trêve de bavardage. Ecoutons plutôt le premier single Simple Song extrait de Port of Morrow.
Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!
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Port of Morrow est enclin à offrir à la fois aux fans et à ceux découvrant The Shins, un album complet musicalement. James Mercer nous a concocté un album « confortable », plus « pop » et moins « indie » que les précédents. Il faut savoir que cet album a été produit par Greg Kurstin qui a récemment travaillé avec Foster the People pour leur premier album Torches. Pas étonnant donc, qu’on retrouve des consonances plus « pop moderne » qu’autrefois. Un petit lifting qui ne déplait pas pour autant.
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Port of Morrow est un « melting pot » de ce que l’on aime chez The Shins.Â
Les tubes dynamisant sont là , à commencer par le single Simple Song , aux refrains inoubliables et au clip vraiment surprenant. Autres singles à fort potentiel: The Rifle’s Spiral et No Way Down (voir vidéo ci dessous), deux titres très entrainants.
Les ballades oniriques sont également de la partie, certaines dans la pure tradition du groupe (September, For A Fool), d’autres un peu plus « classique » comme It’s Only Life (qui me ferait presque penser à une mélodie de The Kooks) ou « old school » comme l’est Port Of Morrow qui pour moi est totalement dans la lignée d’Abbey Road des Beatles. Reste, enfin, cette poignée de titres qui si les autres ne vous ont pas encore convaincu, ceux là le feront: Bait And Switch, Fall Of ’82 et 40 Mark Strasse, grâce à une musicalité de génie et toujours aussi imaginative.
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The Shins – No Way Down – Live at the Forum – London
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Dans sa globalité, Port of Morrow est un album sans surprise mais qui n’en perd pas pour autant son charme puisqu’il reste fidèle à ce qu’on aime. Après cinq ans d’absence et des écoutes en boucle de leurs précédents albums (on est accro’ ou on ne l’est pas hein), il fait bon de redécouvrir The Shins, dans un nouvel album idéal en cette douce journée ensoleillée. Même si l’on regrettera Marty Crandall et Jessy Sandoval, la nouvelle composition du groupe à savoir James Mercer au chant et à la guitare, Jessica Dobson à la guitare, Joe Plummer à la batterie, Yuuki Matthews à la basse et Richard Swift au clavier, n’enlève rien au talent de The Shins.
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En bonus, et par nostalgie, réécoutons, LE titre qui pour moi a marqué la carrière de The Shins (et ma courte vie par la même occasion), à savoir Caring is Creepy. Et vous, quelle chanson est incontestablement la meilleure du groupe ?
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Retrouvez toutes les news (notamment sur leur tournée) sur leur site officiel.













C’est toutà fait ça… trop « pop » pour moi, le côté « indie » me manque cruellement. J’ai eu les mêmes impressions à la première écoute, mais elles ne se sont pas dissipées depuis, hélas. J’adore les albums précédents, celui-ci je vais vite l’oublier, à part 2 ou 3 morceaux.